Des vieilleries de quartier

lifestyle

18 mai 2015

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Il y a 2 ans lorsque j’ai ramené mon baluchon dans le 18e, il y avait un petit salon en bas de mon immeuble qui servait du café au grain moulu à la demande. Ca sentait divinement bon et j’étais ravie que cette odeur embaume mes matinées en allant prendre le bus. Puis le salon a fermé et la boutique s’est retrouvée vide.

J’ai vite compris avec soulagement qu’un magasin d’antiquités allait prendre sa place (c’est toujours mieux qu’un kebab). Au début la boutique ne proposait que quelques meubles et une dizaine de bibelots. Maintenant elle déborde littéralement sur la rue et me fait prendre un retard inouï chaque fois que je dois passer devant, je ne peux pas m’empêcher de m’y arrêter. J’y ai acheté ce week-end cette carafe bleue et son verre à pied. J’ai toujours adoré les antiquités mais mon amateurisme m’a souvent empêché de me risquer à des négociations. Je ne connais pas les prix, j’ai le sentiments qu’à Paris ils sont forcément indécents, qu’il faut avoir du flair, savoir fouiller, et être capable de se projeter visuellement un objet dans sa propre déco pas forcément adaptée.

Et puis (malheureusement) récemment je me suis lancée, et j’ai bien l’impression que je ne vais plus pouvoir m’arrêter…

Le village Ramey est une mine de petites brocantes et magasins d’antiquités, celle-ci n’a pas de nom mais se trouve au 27 de la rue. Si vous cherchez une jolie cloche en verre vintage ou un petit guéridon art déco à moins de 50 euros, je vous conseille vivement le détour.

 

Et aussi :
Un déjeuner en famille au Basilic dimanche midi.
Des œillets au bord des maisons de l’Avenue Junot.

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Une histoire de famille

lifestyle

12 mai 2015

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J’ai toujours trouvé les secrets de famille assez fascinants. Et surtout, j’ai toujours pensé que les familles à secrets étaient très rares, mes parents ayant réussi à me maintenir très longtemps dans une insouciance bienheureuse. Puis en grandissant, je me suis rendue compte que les gens avaient toujours une petite histoire cachée, quelque-chose de particulier et de propre à raconter sur leur famille, et que ce petit secret les rendaient singuliers et uniques. Et plus tard, j’ai découvert que ma famille aussi portait ses petits secrets, rien de bien folichon, rien d’inavouable, mais assez pour me permettre de comprendre beaucoup plus sur mes proches et sur moi-même.

J’adore lire de grandes histoire familiales, souvent des autobiographies, découvrir des personnalités pourtant banales en première lecture devenir finalement d’une complexité rare mais en même temps si commune. Et ce qui est surtout fascinant, c’est l’héritage génétique dont on ne peut jamais se séparer, ces particularités comportementales inscrites dès l’enfance et qui se propagent de génération en génération comme les cheveux bouclés ou le nez un peu empâté.

Je suis de plus en plus persuadée qu’on pourrait faire un roman de n’importe quelle histoire de famille, et que bien écrite et bien documentée, une histoire banale aurait le potentiel de passionner autant qu’une biographie de personnage illustre.

Cela fait un petit moment que je prends en photos des vieux clichés de mes ancêtres pour les publier ici et je compte bien finir par faire un livre de tout ça. Bien-sûr j’y mettrai des mots, mais j’y mettrai surtout ces portraits récents ou surannés, des photos des lieux de ma famille, de ces endroits qui nous ont vu grandir depuis plusieurs générations, de ces petits bibelots sur les étagères qu’on ne bougerait pour rien au monde, de la veste de pluie de mon grand-père toujours suspendue dans le garage en Auvergne comme si il allait partir aux champignons demain matin, de ces calligraphies orientales dont mon père ornait le salon pour garder un œil sur ses origines (et donc les miennes), de tous ces petits détails qui nous lient à notre passé et qui sont les meilleurs indices pour témoigner de ce à quoi nous appartenons tous : Une famille.

Je suis sûre que se pencher sur l’histoire de sa famille pour essayer de la raconter à un tiers doit avoir un effet thérapeutique inespéré. J’ai depuis peu 2 bouquins de chevet qui me poussent de plus en plus à réfléchir sur ce nouveau projet :

In detail de Hans Blomquist
Ce photographe a le don de rendre le moindre bol en faïence émouvant et de faire raconter des histoires à des torchons de cuisine, qu’est-ce que c’est beau !

The Family Project de Harriet Green et John-Paul Flintoff
Je ne suis vraiment pas fan du design trop ludique de ce bouquin, par contre j’adore la démarche d’un manuel pour guider à la rédaction de son histoire de famille. 

J’ai changé le design de mon blog la semaine dernière pour un mettre cette fleur rattachée à sa racine. Les racines, les racines… Une chose est sûre je ne suis pas prête d’arracher les miennes.

 

(Dans l’ordre d’apparition, mes grands-parents, ma mère avec son premier chien, mon père avec ses frisettes, ma naissance, mes frisettes à moi aussi, ma petite sœur)

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Un week-end en famille

lifestyle

5 mai 2015

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Je ne me lasse pas de ces petits retours sur mes terres d’origine. Je suis si contente qu’elles soient proches de Paris. Pourtant je n’arrête pas de me dire que je ne pourrais vraiment pas revenir vivre à Amiens, que le Touquet me fout le cafard avec ses odeurs de vase à marée basse et ses gros nuages imbibés.

Mais malgré ça, il nous fallait au moins 3 jours en Picardie pour ce premier pont de mai. Mon père a bien voulu nous allumer un feu de cheminée, il ne m’en fallait pas moins pour anéantir mon reste de motivation à sortir après dîner. On a passé vendredi au Touquet entre les gouttes. Après un passage moules frites – vin blanc obligatoire, on a été éliminer nos excès en crapahutant dans les dunes.

Dimanche ma mère s’est lancée dans la confection d’une tarte aux fraises, j’y ai disposé délicatement les fruits histoire d’avoir ma part du gâteau pendant que la côte de bœuf rôtissait dans le four. C’est bien connu, en Picardie, 3 jours = 3 kilos…:D

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