Un village d’ostréiculteurs

ailleurs

28 juillet 2015

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Voilà le petit paradis que m’a fait découvrir ma sœur le week-end dernier. Je n’étais pas retournée lui rendre visite à Bordeaux depuis le pont du 11 novembre, et déjà à l’époque j’étais tombée complètement amoureuse du Cap Ferret. Elle m’a cette fois-ci emmenée déjeuner dans un petit village d’ostréiculteurs. Fraîchement débarquée de Paris par le train,  j’ai réellement subi un petit choc en découvrant ces si jolies maisons. Et quand j’ai aperçu la petite terrasse du restaurant où nous allions déjeuner ça a carrément été la décharge de bonheur (non je n’exagère pas).

La deuxième décharge de bonheur est arrivée quelques heures après quand on a décidé d’aller se baigner. Je pourrais escalader cette dune pour admirer l’océan tous les jours et l’émotion serait toujours la même. Vers 18h le soleil se couche droit devant en illuminant la mer, le vent léger remue les vagues en un grondement régulier. On s’est glissées dans l’eau froide et on a nagé contre le courant sans oser s’aventurer trop loin. J’aurais du mal à l’exprimer clairement, mais nager face au soleil couchant dans l’immensité de l’océan en luttant de front contre les vagues m’a procuré une sensation intense de plénitude. J’ai hâte d’y retourner, j’ai hâte de pouvoir passer plus de temps de ma vie près de l’océan.

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Sur les traces des aïeux

ailleurs

22 juillet 2015

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J’ai mis beaucoup de temps à percevoir le potentiel photogénique de notre maison de famille en Auvergne. Du vivant de ma grand-mère, il ne nous serait jamais venu à l’esprit de déplacer un objet ou de décrocher une tapisserie. Il y a quelques années encore, un triptyque représentant la passion du Christ ornait le mur de la salle à manger, c’était carrément lugubre. Mon grand-père est passé par une période très pieuse, sans que nous ne puissions vraiment nous l’expliquer aujourd’hui.

Après la disparition de ma grand-mère, on a doucement commencé à arracher les tapisseries et à investir dans des plaids en toile de jouy pour couvrir les vieux lits. Les chambres ont été attribuées avec les années, la nouvelle génération remplaçant l’ancienne. Et c’est ainsi que j’ai pris possession de la chambre de ma grand-mère au rez de chaussé après avoir longtemps partagé mon lit avec ma petite sœur dans une des chambres en bois sous les toits.

Chaque année, ma tante Claude remplit le petit vase du buffet avec les fleurs de notre première ballade, ma sœur lance le mouvement de la préparation des repas pendant que ma mère met un dernier coup de pinceau sur une porte ou un volet. Pour le 14 juillet, nous étions sans hommes comme cela arrive régulièrement. Il semblerait que les femmes de ma famille aiment ces rendez-vous en terre auvergnate. La télé n’a pas été allumée du séjour et même si le barbecue a mis un peu plus de temps à démarrer, il a grillé avec entrain brochettes de courgettes et champignons.

J’ai entrepris d’immortaliser les traces du passage de mes aïeux dans cette maison. Ma grand-mère avait coutume de faire sécher des fleurs entre les pages de ses gros bouquins de cuisine, elle y glissait aussi des recettes rédigées de sa main. Elle a aussi gardé dans un petit coffre une quantité incroyable de correspondances entre les membres de ma famille. J’y ai retrouvé des lettres qu’elle avait envoyé à mon arrière-grand père bien avant la naissance de ma mère.

Décidément on ne passe jamais assez de temps dans cette maison et je suis ravie d’y retourner pour le rendez-vous annuel du 15 août…

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C’était le Café Marcel

adresses, paris

20 juillet 2015

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J’ai déjà eu l’occasion de vous parler ici de mon vrai travail de directrice artistique chez Marcel dans la vraie vie de tous les jours.

Il y a quelques semaines, Marcel a eu l’opportunité de se greffer au projet de la Jeune Rue et de tenir une boutique pendant 3 jours dans la jolie rue du Vertbois (plus de détails sur le projet ici). Le concept était de créer un « bar à idées » animé toute la journée et de dispenser gratuitement des conseils avisés aux créateurs d’entreprise, tout cela en proposant divers breuvages à siroter et encas à déguster.

Avec un budget riquiqui et très peu de marge de manœuvre (on a récupéré le lieu la veille de l’ouverture), il a fallu imaginer ce à quoi ce lieu pourrait ressembler. J’ai proposé de me charger de la déco et la contrainte était de taille : Il fallait faire d’un lieu vide et complètement peint en noir un espace fun, convivial et accueillant, et tout ça en moins de 24h ! Certains reconnaitront sûrement dans mes inspirations la déco du célèbre Mama Shelter. Il faut dire que la perche était largement tendue, les murs noirs ont servi aux graphistes de l’agence de supports pour réaliser leurs dessins au posca. Les poupées gonflables permettaient de faire un clin d’œil aux derniers Lions décernés à l’agence. On a donc décidé d’axer une partie de la déco sur une profusion d’animaux sous forme de bouées :). On a acheté des meubles en bois brut, une grande table de travail, des vases, des fleurs fraîches, des moulins à vent, et on était bien contents du résultat.

C’était hyper motivant, cette expérience a réveillé mon rêve enfoui d’un jour posséder ma propre boutique, même si je pense que l’ambiance serait radicalement différente:)

 

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