Si vous avez la moindre question : helene.boutanos@gmail.com Un jour une amie très chère m’a soumise une petite interview, j’ai trouvé ses questions tellement justes que je me suis dis que j’utiliserai mes réponses pour me décrire ici. –D’où viens-tu et depuis quand vis-tu à Paris ? Je vis à Paris depuis 6 ans. Je viens de Picardie, une région que je n’affectionne pas particulièrement, mais où mes parents vivent toujours dans leur grande maison de ville. J’adore cette maison, j’adore la terre, j’y ai mes amis d’études, donc d’une certaine manière j’adore la Picardie:) – Quelle est ta relation à Paris, est-ce que tu te sens totalement intégrée ? Ma relation avec Paris est fusionnelle ! parce-que j’ai réussi à trouver un morceau de Paris qui m’est cher. J’ai essayé plusieurs quartiers, me suis complètement plantée (Paris Ouest n’est pas fait pour moi), et il y a 3 ans je suis tombée en amour pour le 18e. Et depuis je me sens totalement parisienne ! J’ai depuis peu investi dans un nid au croisement de Lamarck Caulaincourt, Anvers, et Château Rouge. Je suis aux pieds des marches de Montmartre, à 2 pas d’une ambiance nocturne grisante, et Château Rouge empêche la flambée des prix. J’espère ne jamais quitter ce quartier, ou au moins y garder ce petit nid le plus longtemps possible. – Quand as-tu commencé ton blog, et pourquoi s’appelle t-il Temps de Brune ? J’ai commencé mon blog il y a 2 ans, par besoin de laisser une trace de mes coups de cœur quelque part. J’ai écrit dans un carnet tous les soirs de 15 à 25 ans (il y a des pépites de niaiserie et de grands moments d’émotions dans ces carnets), donc déjà, j’aime les rendez-vous d’écriture. Et puis je travaille dans l’image (je suis directrice artistique chez Publicis), je photographie depuis peu, et l’achat de mon reflex compact il y a 2 ans m’a donné envie de stocker mes photos quelque part. Aujourd’hui j’ai 2 ans de voyages, week-ends, promenades, découvertes sur Temps de Brune, ça me permet à chaque instant de me replonger de ces moments. Et puis la ville est plus belle avec un appareil photo ! A force de chercher toujours quelque chose de beau à immortaliser, on se rend compte que la beauté est à chaque coin de rue :) Temps de brin en Picardie veut dire mauvais temps (temps de merde, temps de chiotte, c’est une façon de ne pas être trop vulgaire :)). Du coup je pensais appeler mon blog Temps de Brin pour parler de mes humeurs, et Temps de Brune est venu ensuite, je trouve ça très poétique pas toi ?:) – Un rêve? une envie particulière ? Mon rêve ultime est de combiner vie de citadine et vie à la campagne. J’adorerais passer mes week-ends dans une maison qui grince, avec une énorme cheminée en pierre, de me lover dans un canapé sous des montagnes de coussins, de faire des tartes avec des pommes du jardin, de partir en bottes en caoutchouc me promener avec mon brun. Mon rêve est de ne plus rien acheter de neuf, de chiner de la vaisselle de famille en porcelaine, de récupérer les couverts en argent de ma grand-mère et de m’en servir tous les jours. Mon rêve est de vivre de façon moderne avec des vestiges autour de moi. Je crois que je tiens cela de ma famille maternelle. Mes grands-parents étaient assez bourgeois, mais les aléas de la vie ont fait qu’aujourd’hui il ne reste aucune traces de cela, à part quelques objets que ma mère conserve précieusement. J’ai longtemps préféré les objets design et le mobilier contemporain, mais j’en reviens complètement aujourd’hui. – Quelle est ta devise, ou la petite phrase que tu te répètes souvent ? Mes devises sont des phrases que j’ai lu ou entendu dans mon enfance. Mon père libanais me consolait à tour de proverbes arabes très évocateurs, et des calligraphies de phrases anciennes meublaient mon salon. « Laisse le temps au temps ». Ne pas être trop pressé et laisser les choses se faire naturellement, les sentir vibrer en soi avant qu’elles arrivent à maturité. Et dans ces cas-là, les décisions semblent d’une simplicité évidente. « Aime toi et le monde t’aimera ». La phrase qui avait le moins de sens au monde à mes yeux. J’étais très timide dans mon enfance, j’avais très peu d’amis et ne voyais pas pourquoi d’un seul coup si je me mettais à m’aimer mes camarades allaient en faire de même. Aujourd’hui je me rends compte qu’il n’y a rien de plus vrai. « La mesure d’aimer est d’aimer sans mesures ». Je n’aime pas à moitié, je suis entière en amitié et en amour, même si ce proverbe est très difficile à tenir, j’essaie d’être honnête dans mes sentiments et mes émotions. N’ayant pas des centaines d’amis, ni une grande famille, ni plusieurs amours à la fois, c’est plus facile de choyer les gens qui me sont chers. Ah et on peut finir par un Namasté, une pensée pour ma pratique de yoga qui a commencé en même temps que Temps de Brune. Je ne m’étais jamais fait cette réflexion d’ailleurs c’est amusant :)