Ce week-end m’a sauvée, à tel point que j’ai décidé de reprendre le texte de mon précédent post (supprimé de ce fait) pour accompagner ces images de la maison du Nord. Pardon pour ceux qui l’auront déjà lu…

Je sens beaucoup de changements ces derniers temps. J’ai arrêté le yoga il y a quelques temps (oui incroyable moi qui pensais en faire toute ma vie). J’ai senti que j’étais arrivée au bout du processus, le chantier était terminé, j’avais enfin réussi à remettre de l’ordre en moi, à chasser mes questions existentielles et à me sentir apaisée et sereine.

Mais alors que je pensais être pénarde pour un bout de temps, voilà qu’un autre mal bien plus superficiel vient m’emmerder au quotidien. Je ne supporte plus Paris, le métro, le monde, les distances… Je boude un apéro le soir rien qu’en pensant au retour, j’arrive irritée le matin au boulot, j’ai envie de foudroyer tous ces gens qui piétinent sur les trottoirs et se foutent par hasard juste devant mes pas. Descendre dans une bouche de métro est une torture, monter dans une rame pleine me colle des suées… En vrai rien de très nouveau mais il semblerait que j’ai enfin décidé de trouver mon mode de vie aberrant… Je vais avoir 30 ans, cela doit jouer ! J’aime d’amour mon 18e et j’aimerais pouvoir le transporter au loin dans une ville de Province… Mais je sais bien que c’est ridicule il doit bien exister des 18e un peu plus au sud, avec moins de métro, plus de nature, et moins de gens qui piétinent sur le trottoir juste devant mes pas… Chez mes parents les feuilles sont rouges dorées dans l’allée, on aurait envie de les figer pour l’éternité dans un bouquet. On cueille les pommes du jardin pour en faire une tarte aux saveurs de l’automne. On mange dans le salon qui est bizarrement de la même couleur que la saison, c’est la première fois que je me fais cette réflexion. Il fait 15 degrés mais on fait un feu de cheminée puisque le bois est toujours là et qu’après tout finalement l’été a bien fait de filer… Pour des raisons réelles ou inventées, j’aime aussi la fin de l’été. Chaque saison finit par me fatiguer et me faire languir la suivante. Serais-je finalement plus une fille du froid que je ne me l’imaginais ? Je ne pourrai pas revenir vivre à Amiens, mais ce qui est sûr, c’est que je vais bientôt me mettre en quête de ma maison pour y enfoncer mes racines et y cueillir des pommes pour faire des tartes le dimanche.