Un peu de terroir ! (bordel) Si il y a bien une chose que mon voyage au Cambodge m’a confirmée, c’est que je suis sacrément chauvine. J’ai toujours admiré les gens capables de partir faire un tour du monde, de tout plaquer pour aller vivre ailleurs. Et récemment des amis proches ont commencé à partir, me renvoyant à mon immobilisme et à mon âme peu aventurière. Et en fait au Cambodge j’ai découvert avec surprise quelque chose de très puissant, le mal du pays. J’avais beau être émerveillée par nos découvertes, j’ai été prise au bout de 2 semaines d’un petit pincement au cœur que j’ai d’abord eu du mal à identifier. Et puis un jour, j’ai commandé un verre de vin blanc pour changer de la Pina Colada et de la bière asiatique. On m’a apporté le breuvage douteux dans un magnifique verre à ballon. Et là, émotion. D’un seul coup le contact du verre dans ma main et du vin porté à mes lèvres m’a réconfortée d’une manière complètement insoupçonnée (non je ne suis pas alcolo). J’ai eu une pensée émue pour la petite terrasse de brasserie où j’allais pouvoir siroter un verre une fois rentrée à Paris. Le lendemain dans le bus, j’avais envie d’apercevoir des prairies fraîches et verdoyantes de Picardie au delà des terres rouges et poussiéreuses du Cambodge. Loin d’être déçue j’ai même été rassurée. Mon impatience de retrouver ma terre (mon petit appart) a été au moins aussi forte que ma tristesse de quitter l’Asie. Je ne ferai sûrement jamais de tour de monde tout simplement parce-que je ne suis pas faite pour ça… Voilà une bonne introduction à notre sortie rustique du week-end dernier :) J’ai emmené mon brun à Strasbourg, et comme prévu j’ai adoré l’esprit authentique et enchanteur de cette ville. On s’est promenés dans les ruelles bordées de maisons à colombages, on est montés au sommet de la cathédrale tellement elle nous a subjugués (ils savaient y faire en matière d’architecture pour impressionner les païens), on s’est gavé de choucroute dans un Winstub complètement typique et pittoresque. Il a fait super beau, ça a réchauffé nos cœur en pleine dépression climatique, et ça m’a donné envie de m’exiler un mois entier en bavière dans un chalet aux rideaux épais. 2 restaurants : – Le Zehnerglock, choucroute incroyable, décors délicieusement désuet – Le Restaurant de la Bourse, menu imbattable, ambiance piano bar dans une ancienne gare 1 bar à coktail : – Le Code Bar, meilleur qu’à Paris, moins de monde qu’à Paris, zéro mal de crâne le lendemain :)