Je ne me lasse pas de ces petits retours sur mes terres d’origine. Je suis si contente qu’elles soient proches de Paris. Pourtant je n’arrête pas de me dire que je ne pourrais vraiment pas revenir vivre à Amiens, que le Touquet me fout le cafard avec ses odeurs de vase à marée basse et ses gros nuages imbibés. Mais malgré ça, il nous fallait au moins 3 jours en Picardie pour ce premier pont de mai. Mon père a bien voulu nous allumer un feu de cheminée, il ne m’en fallait pas moins pour anéantir mon reste de motivation à sortir après dîner. On a passé vendredi au Touquet entre les gouttes. Après un passage moules frites – vin blanc obligatoire, on a été éliminer nos excès en crapahutant dans les dunes. Dimanche ma mère s’est lancée dans la confection d’une tarte aux fraises, j’y ai disposé délicatement les fruits histoire d’avoir ma part du gâteau pendant que la côte de bœuf rôtissait dans le four. C’est bien connu, en Picardie, 3 jours = 3 kilos…:D