Il y a 2 ans lorsque j’ai ramené mon baluchon dans le 18e, il y avait un petit salon en bas de mon immeuble qui servait du café au grain moulu à la demande. Ca sentait divinement bon et j’étais ravie que cette odeur embaume mes matinées en allant prendre le bus. Puis le salon a fermé et la boutique s’est retrouvée vide. J’ai vite compris avec soulagement qu’un magasin d’antiquités allait prendre sa place (c’est toujours mieux qu’un kebab). Au début la boutique ne proposait que quelques meubles et une dizaine de bibelots. Maintenant elle déborde littéralement sur la rue et me fait prendre un retard inouï chaque fois que je dois passer devant, je ne peux pas m’empêcher de m’y arrêter. J’y ai acheté ce week-end cette carafe bleue et son verre à pied. J’ai toujours adoré les antiquités mais mon amateurisme m’a souvent empêché de me risquer à des négociations. Je ne connais pas les prix, j’ai le sentiments qu’à Paris ils sont forcément indécents, qu’il faut avoir du flair, savoir fouiller, et être capable de se projeter visuellement un objet dans sa propre déco pas forcément adaptée. Et puis (malheureusement) récemment je me suis lancée, et j’ai bien l’impression que je ne vais plus pouvoir m’arrêter… Le village Ramey est une mine de petites brocantes et magasins d’antiquités, celle-ci n’a pas de nom mais se trouve au 27 de la rue. Si vous cherchez une jolie cloche en verre vintage ou un petit guéridon art déco à moins de 50 euros, je vous conseille vivement le détour.   Et aussi : Un déjeuner en famille au Basilic dimanche midi. Des œillets au bord des maisons de l’Avenue Junot.