Portraits de couples

Illustrations

15 avril 2015

Ma copine Epo se marie cet été et j'ai été ravie qu'elle me demande de lui faire son faire-part. Du coup j'ai repris du poil du stylet, et après leur avoir tiré le portrait je me suis entraînée sur d'autres couples. Il va vraiment falloir que je me fasse un site d'illustrations, ma todo est maintenant longue comme mon bras... Si vous vous mariez (ou pas), si vous vous kiffez, si vous avez envie de vous faire immortaliser, n'hésitez pas à me faire une demande ! Je travaille d'après plusieurs photos pour que la posture et les expressions soient les plus ressemblantes possibles. Ça marche aussi avec votre mère, votre sœur, vos enfants, votre chien, mais pas votre chat (je rigole).

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Ma copine Epo se marie cet été et j’ai été ravie qu’elle me demande de lui faire son faire-part. Du coup j’ai repris du poil du stylet, et après leur avoir tiré le portrait je me suis entraînée sur d’autres couples. Il va vraiment falloir que je me fasse un site d’illustrations, ma todo est maintenant longue comme mon bras… Si vous vous mariez (ou pas), si vous vous kiffez, si vous avez envie de vous faire immortaliser, n’hésitez pas à me faire une demande ! Je travaille d’après plusieurs photos pour que la posture et les expressions soient les plus ressemblantes possibles. Ça marche aussi avec votre mère, votre sœur, vos enfants, votre chien, mais pas votre chat (je rigole).

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Procesiones à Saragosse

ailleurs

9 avril 2015

Cette année j'ai bousculé les traditions familiales. La coutume est de passer les fêtes de Pâques en Auvergne, mais cette année on a décidé de les passer en Espagne chez les parents du brun pour (entre autre) assister aux processions, et (surtout) se dorer un peu la pilule. Les processions sont des cortèges de fidèles qui défilent religieusement dans les rues à grand renfort de tambours et de trompettes pour proclamer leur foi. Et on peut dire qu'à Saragosse, ils ne font pas ça à moitié. J'avais assisté aux processions de l'ascension à Séville il y a quelques années et c'était plutôt joyeux. Pendant la semaine sainte, on commémore la passion du Christ, c'est à dire son calvaire enduré de sa condamnation à mort jusqu'à ce qu'elle s'en suive sur la croix. Plutôt glaçant. J'ai posté une vidéo sur mon Instagram si vous voulez vous rendre compte de l'ambiance. Les hommes défilent dans des habits dignes du Ku Klux Klan (mais ça n'a absolument rien à voir) en faisant trembler le sol avec leurs tambours, d'autres agitent des encensoirs comme des pendules, des veuves en noir terminent le cortège. Il y a 20 ans, elles avaient des boulets aux pieds et les mains des hommes saignaient à force de frapper me disait le brun. Les espagnols sont vraiment très pieux et certains semblaient en plein recueillement devant les cortèges.  Sa mère me racontait que petite, lorsqu'elle était punie à l'école, les bonnes sœurs lui sommaient de s'agenouiller des heures durant devant une statue du Christ avec des livres posés sur les paumes de ses mains. Mon père a connu les bonnes sœurs au Liban, ma mère est mes tantes les ont connues à Amiens, ils n'en gardent pas franchement de bons souvenirs non-plus. Je n'avais jamais passé autant de temps à Saragosse et on a pris le temps de visiter pleins de petites boutiques typiques. Cette ville n'a clairement pas la renommée de Barcelone ou de Madrid mais elle est très agréable à vivre. Notre arrivée à Uncastillo nous a permis d'oublier nos culpabilités de chrétiens en nous prélassant au soleil et en laissant filer doucement les heures dans la maison. Il a fait divinement beau, j'ai redécouvert avec délice le pouvoir relaxant du hamac de leur jardin. Je me suis promis d'en accrocher un dans mon salon dès que j'aurai un mètre carré disponible. Et comme il faisait frais le soir, on a eu droit à un feu de cheminée. J'ai eu le sentiment  que l'atmosphère auvergnate que j'aime tant s'était transportée près du foyer le temps de cette soirée.

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Cette année j’ai bousculé les traditions familiales. La coutume est de passer les fêtes de Pâques en Auvergne, mais cette année on a décidé de les passer en Espagne chez les parents du brun pour (entre autre) assister aux processions, et (surtout) se dorer un peu la pilule. Les processions sont des cortèges de fidèles qui défilent religieusement dans les rues à grand renfort de tambours et de trompettes pour proclamer leur foi. Et on peut dire qu’à Saragosse, ils ne font pas ça à moitié. J’avais assisté aux processions de l’ascension à Séville il y a quelques années et c’était plutôt joyeux. Pendant la semaine sainte, on commémore la passion du Christ, c’est à dire son calvaire enduré de sa condamnation à mort jusqu’à ce qu’elle s’en suive sur la croix. Plutôt glaçant. J’ai posté une vidéo sur mon Instagram si vous voulez vous rendre compte de l’ambiance. Les hommes défilent dans des habits dignes du Ku Klux Klan (mais ça n’a absolument rien à voir) en faisant trembler le sol avec leurs tambours, d’autres agitent des encensoirs comme des pendules, des veuves en noir terminent le cortège. Il y a 20 ans, elles avaient des boulets aux pieds et les mains des hommes saignaient à force de frapper me disait le brun. Les espagnols sont vraiment très pieux et certains semblaient en plein recueillement devant les cortèges.  Sa mère me racontait que petite, lorsqu’elle était punie à l’école, les bonnes sœurs lui sommaient de s’agenouiller des heures durant devant une statue du Christ avec des livres posés sur les paumes de ses mains. Mon père a connu les bonnes sœurs au Liban, ma mère est mes tantes les ont connues à Amiens, ils n’en gardent pas franchement de bons souvenirs non-plus. Je n’avais jamais passé autant de temps à Saragosse et on a pris le temps de visiter pleins de petites boutiques typiques. Cette ville n’a clairement pas la renommée de Barcelone ou de Madrid mais elle est très agréable à vivre. Notre arrivée à Uncastillo nous a permis d’oublier nos culpabilités de chrétiens en nous prélassant au soleil et en laissant filer doucement les heures dans la maison. Il a fait divinement beau, j’ai redécouvert avec délice le pouvoir relaxant du hamac de leur jardin. Je me suis promis d’en accrocher un dans mon salon dès que j’aurai un mètre carré disponible. Et comme il faisait frais le soir, on a eu droit à un feu de cheminée. J’ai eu le sentiment  que l’atmosphère auvergnate que j’aime tant s’était transportée près du foyer le temps de cette soirée.

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Strasbourg enchanteur

ailleurs

1 avril 2015

Un peu de terroir ! (bordel) Si il y a bien une chose que mon voyage au Cambodge m’a confirmée, c’est que je suis sacrément chauvine. J’ai toujours admiré les gens capables de partir faire un tour du monde, de tout plaquer pour aller vivre ailleurs. Et récemment des amis proches ont commencé à partir, me renvoyant à mon immobilisme et à mon âme peu aventurière. Et en fait au Cambodge j’ai découvert avec surprise quelque chose de très puissant, le mal du pays. J’avais beau être émerveillée par nos découvertes, j’ai été prise au bout de 2 semaines d’un petit pincement au cœur que j’ai d’abord eu du mal à identifier. Et puis un jour, j’ai commandé un verre de vin blanc pour changer de la Pina Colada et de la bière asiatique. On m’a apporté le breuvage douteux dans un magnifique verre à ballon. Et là, émotion. D’un seul coup le contact du verre dans ma main et du vin porté à mes lèvres m’a réconfortée d’une manière complètement insoupçonnée (non je ne suis pas alcolo). J’ai eu une pensée émue pour la petite terrasse de brasserie où j’allais pouvoir siroter un verre une fois rentrée à Paris. Le lendemain dans le bus, j’avais envie d’apercevoir des prairies fraîches et verdoyantes de Picardie au delà des terres rouges et poussiéreuses du Cambodge. Loin d’être déçue j’ai même été rassurée. Mon impatience de retrouver ma terre (mon petit appart) a été au moins aussi forte que ma tristesse de quitter l’Asie. Je ne ferai sûrement jamais de tour de monde tout simplement parce-que je ne suis pas faite pour ça… Voilà une bonne introduction à notre sortie rustique du week-end dernier :) J’ai emmené mon brun à Strasbourg, et comme prévu j’ai adoré l’esprit authentique et enchanteur de cette ville. On s’est promenés dans les ruelles bordées de maisons à colombages, on est montés au sommet de la cathédrale tellement elle nous a subjugués (ils savaient y faire en matière d'architecture pour impressionner les païens), on s’est gavé de choucroute dans un Winstub complètement typique et pittoresque. Il a fait super beau, ça a réchauffé nos cœur en pleine dépression climatique, et ça m’a donné envie de m’exiler un mois entier en bavière dans un chalet aux rideaux épais. 2 restaurants : - Le Zehnerglock, choucroute incroyable, décors délicieusement désuet - Le Restaurant de la Bourse, menu imbattable, ambiance piano bar dans une ancienne gare 1 bar à coktail : - Le Code Bar, meilleur qu'à Paris, moins de monde qu'à Paris, zéro mal de crâne le lendemain :)

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Un peu de terroir ! (bordel) Si il y a bien une chose que mon voyage au Cambodge m’a confirmée, c’est que je suis sacrément chauvine. J’ai toujours admiré les gens capables de partir faire un tour du monde, de tout plaquer pour aller vivre ailleurs. Et récemment des amis proches ont commencé à partir, me renvoyant à mon immobilisme et à mon âme peu aventurière. Et en fait au Cambodge j’ai découvert avec surprise quelque chose de très puissant, le mal du pays. J’avais beau être émerveillée par nos découvertes, j’ai été prise au bout de 2 semaines d’un petit pincement au cœur que j’ai d’abord eu du mal à identifier. Et puis un jour, j’ai commandé un verre de vin blanc pour changer de la Pina Colada et de la bière asiatique. On m’a apporté le breuvage douteux dans un magnifique verre à ballon. Et là, émotion. D’un seul coup le contact du verre dans ma main et du vin porté à mes lèvres m’a réconfortée d’une manière complètement insoupçonnée (non je ne suis pas alcolo). J’ai eu une pensée émue pour la petite terrasse de brasserie où j’allais pouvoir siroter un verre une fois rentrée à Paris. Le lendemain dans le bus, j’avais envie d’apercevoir des prairies fraîches et verdoyantes de Picardie au delà des terres rouges et poussiéreuses du Cambodge. Loin d’être déçue j’ai même été rassurée. Mon impatience de retrouver ma terre (mon petit appart) a été au moins aussi forte que ma tristesse de quitter l’Asie. Je ne ferai sûrement jamais de tour de monde tout simplement parce-que je ne suis pas faite pour ça… Voilà une bonne introduction à notre sortie rustique du week-end dernier :) J’ai emmené mon brun à Strasbourg, et comme prévu j’ai adoré l’esprit authentique et enchanteur de cette ville. On s’est promenés dans les ruelles bordées de maisons à colombages, on est montés au sommet de la cathédrale tellement elle nous a subjugués (ils savaient y faire en matière d’architecture pour impressionner les païens), on s’est gavé de choucroute dans un Winstub complètement typique et pittoresque. Il a fait super beau, ça a réchauffé nos cœur en pleine dépression climatique, et ça m’a donné envie de m’exiler un mois entier en bavière dans un chalet aux rideaux épais. 2 restaurants : – Le Zehnerglock, choucroute incroyable, décors délicieusement désuet – Le Restaurant de la Bourse, menu imbattable, ambiance piano bar dans une ancienne gare 1 bar à coktail : – Le Code Bar, meilleur qu’à Paris, moins de monde qu’à Paris, zéro mal de crâne le lendemain :)

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